Le métier d’auxiliaire de puériculture
Le métier d’auxiliaire de puériculture est exercé en très grande majorité par des femmes (à 99 % en France). Vous êtes patiente ? Vous aimez être au contact des jeunes enfants ? Vous avez le sens du contact et savez faire preuve d’autorité quand il le faut ? Si vous avez répondue oui à au moins une de ces questions, le métier d’auxiliaire de puériculture est un profession à envisager pour votre future carrière ou une reconversion. Cette section vous informe sur les différents aspects de cette profession enrichissante et valorisante.
Les différents cadres d’exercice du métier d’auxiliaire de puériculture
Il est possible d’exercer le métier d’auxiliaire de puériculture dans divers types d’établissements. Dans tous les cas, vous serez encadrée par une équipe composée de travailleurs sociaux ou de membres du personnel médical. Les lieux d’exercice les plus courants sont :
- Les crèches et halte garderies
L’auxiliaire de puériculture en crèches et garderies s’occupe d’un groupe d’enfants âgés de 3 mois à 4 ans, et veille à leur hygiène, leur alimentation, et leur sommeil. Elle s’occupe également d’organiser des activités d’éveil, et elle forme les plus grands à plus d’autonomie : apprentissage de la marche, à s’alimenter seuls, et à l’hygiène corporelle de l’élimination (urine et selles). Elle est également amenée à appliquer des protocoles de soins particuliers pour les enfants malades ou en convalescence suite à un accident. - Les hôpitaux et les services de soins spécialisés (maternité, pédiatrie, Institut Médico-Éducatif)
En maternités, l’auxiliaire de puériculture assiste la sage femme pendant l’accouchement, et accompagne les parents dans leur nouveau rôle en les assistant dans l’alimentation et le bain du nouveau né après l’accouchement. En pédiatrie, elle assiste l’infirmière dans la pratique d’actes médicaux, rassure l’enfant et s’assure de sa bonne hygiène et de son alimentation. En Institut Médico-Éducatif, elle s’occupe plus particulièrement du bien être d’enfants ayant un handicap physique ou mental et les accompagne dans les actes du quotidien. - Les services de protection de l’enfance (centre maternel, pouponnière, centres de Protection Maternelle et Infantile)
Dans ce cadre, l’auxiliaire de puériculture assure le lien entre le médecin ou pédiatre, l’enfant et la famille. Pour les enfants séparés de leur famille pour des raisons judiciaires, elle rassure l’enfant les l’assiste au quotidien. - Les garderies privées d’entreprises
L’auxiliaire de puériculture veille sur les enfants des employés pendant les horaires de bureau et organise pour eux des activités d’éveil.
Les salaires et les conditions de travail
Le salaire dépend de plusieurs facteurs : le secteur d’activité, l’ancienneté, la convention collective et la fonction exercée. Le salaire de base à temps plein en début de carrière est le SMIC (1 365 euros), et peut monter jusqu’à plus de 1 800 euros en fin de carrière. Attention toutefois car beaucoup d’offres d’emplois dans ce secteur sont à temps partiel, ce qui est un avantage si vous souhaitez consacrer du temps à votre vie de famille, mais cela diminue d’autant le salaire. Si vous souhaitez gagner plus, une solution à envisager est d’exercer dans d’autres pays de l’union européenne où le diplôme est également reconnu, comme la Suisse, la Belgique ou l’Allemagne.
En terme de conditions de travail, c’est également très variable, car l’auxiliaire peut travailler 24/24h, tous les jours de la semaine (dans la limite de 35 heures par semaine), de nuit ou en horaires décalés (avec des périodes de repos réglementaires). C’est le cas en milieux hospitaliers. Les horaires sont en général plus classiques dans les garderies d’entreprises, les crèches et les centres de protection maternelle et infantile (PMI).
Les facilités d’embauche, l’état du marché du travail
Deux facteurs favorisent fortement l’augmentation de la demande dans les secteurs liés à la petite enfance. Le premier est la forte fécondité en France, qui induit une grande proportion d’enfants en bas âge dans la population : plus de 2,5 millions d’enfants ont moins de 3 ans en 2011 (source : INSEE). Le deuxième facteur est sociétal : de plus en plus, les femmes veulent poursuivre une carrière professionnelle après leur grossesse. Elles ont donc de plus en plus besoin d’une aide personnalisée pour s’occuper de leurs enfants. Ces deux tendances sont à la hausse, il est donc fort peu probable que le secteur soit en crise dans les années à venir. De plus, un certain nombre de mesures prises par le gouvernement ces dernières années indiquent une envie de développer le secteur des soins à la personne (exonération d’impôts, augmentation du nombre de postes à pourvoir dans les établissements publiques, etc.).